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Frédéric François attendu à Barbezieux : "j'attends le public"
 
Frédéric François sera en concert vendredi 4 septembre à 20h30
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Frédéric François viendra à la Foire-Exposition, vendredi 4 septembre

Les chanteurs Frédéric François, Hélène Ségara et Chimène Badi seront à Barbezieux à l'occasion de la 34e foire-exposition, les 4, 5 et 6 septembre prochains. Le chanteur Frédéric François est attendu sur scène le vendredi 4 septembre à 20h30 et répond à nos questions.

Comment vous est venue cette passion pour la musique ?

Je pense que cette passion pour la musique, m'est arrivée très tôt, parce que mon père, comme vous le savez était ouvrier mineur. Il a émigré en Belgique dans les mines de charbons et il a émigré avec sa guitare.

Le souvenir que j'ai de toute mon enfance c'est ce papa qui, les dimanches était à la maison et commençait à jouer de la guitare et à chanter toutes les chansons napolitaines, qui parlaient d'amour. Il avait une voix extraordinaire, à tel point qu'il ouvrait même la porte pour que les voisins puissent l'entendre (rires). Toute ma jeunesse, toute mon adolescence, toute ma vie, je l'ai entendu chanter des chansons d'amour et jouer de la guitare. Quand j'avais peut-être 8-9 ans, il a commencé à me dire “prend la guitare je vais t'apprendre deux trois accords et c'est toi qui va m'accompagner”.

Et j'ai commencé à l'accompagner dans ses chansons. Puis à l'âge de 13 ans, dans la commune où on habitait, il y avait un magasin de musique, et dans ce magasin de musique, on recherchait des musiciens. Mon père y est allé en disant, “voilà moi j'ai deux fils, un qui joue de la guitare, j'en ai un qui chante, si vous voulez on forme un groupe”. Et j'ai commencé à faire partie des “éperviers”. Le premier bal que j'ai fait c'était le jour du nouvel an 1963 avec une guitare qui pesait une tonne, en train d'accompagner, à l'époque, les chansons, des “Shadows”, tout ce qui était slow, rock. Il y avait un chanteur de groupe qui s'appelait Sinatra (rires).

Peut être petit cousin du fameux Frank Sinatra. Parce Frank Sinatra, toute sa famille est née dans le village où je suis né à Lercara Friddi, dans la province de Palerme et ses parents sont partis un jour de 1900, début du siècle pour l'Amérique. Sinatra est né à Hoboken en Amérique mais toute sa famille provenait de là-bas. Nous on connait les cousins, toute la famille Sinatra on les connait depuis toujours. Et voilà comment j'ai commencé à chanter et à attraper ce fameux virus.

Vos racines italiennes, c'est très important pour vous ?

Oui évidemment. Ce que j'ai entendu à la maison toutes ces chansons d'amour, que mon père chantait quand ma mère préparait le déjeuner à la maison, ces chansons d'amour, ces chansons d'opéra, ces mélodies, qui ont fait le tour du monde, mélangé à la musique des Beatles et mélangé à la musique que j'ai écouté dans ma jeunesse et mélangé à mes cours au conservatoire, fait que j'ai commencé à écrire d'une certaine façon, des mélodies, des chansons d'amour.

J'ai écrit des chansons comme « Laisse-moi vivre ma vie », « Mon cœur te dis je t'aime », « Je t'aime à l'italienne », « Viens te perdre dans mes bras. Mes chansons ont une couleur, méditerranéenne, un peu colorées comme ça avec cette voix particulière, et qui a donné naissance à mon style.

Vous écrivez comment vos chansons ?

Mes chansons sont écrites avec ma guitare, et au piano aussi. Comme je suis musicien, j'ai pendant des années fait l'académie et le conservatoire, avec tous les instruments possibles et inimaginables, j'ai pris des cours de violons parce que mon père adorait le violon (rires), il trouvait ça romantique. J'allais aux cours toute la semaine.

C'est bien les notions de musique parce que ça permet de diriger les musiciens vers ce que je veux vraiment. Je pense que ce que j'ai entendu pendant ma jeunesse, ça m'a inspiré pour écrire ce que j''écris depuis le début que je chante en France.

Pourquoi ce nom Frédéric François ?

Nous sommes en 1970, quelques années avant, nous sommes entre les années 60 et 70, la mode était au prénom. J'avais les yeux déjà tournés vers la France, j'écoutais "salut les copains", j'écoutais les chanteurs français et je rêvais de cette France, je rêvais de ces chanteurs français. J'avais des posters dans ma chambre aussi.

Mon vrai prénom c'est François, "Francesco", François Barracato et quand j'ai rencontré l'impresario (agent artistique) qui est venu frapper chez moi, dans le quartier où j'habitais, cet impresario a dis à mon père "j'ai entendu votre fils, j'aimerais bien le produire, comment s'appelle-t-il ?". Alors on lui a dit. Il a dit "oh non non non surtout pas". J'ai donc gardé François et par superstition j'ai mis un double F, parce que Frédéric François Chopin, parce que ceci, parce que cela.

Je pense que à refaire c'est sûr que je prendrais mon nom, et encore. On ne refait pas l'histoire, avoir un nom très français m'a aidé. Mais Barracato c'était charmant, ça veut dire "que Dieu te garde, que Dieu te protèges". C'est magnifique. On ne refait pas le monde, on a 20 ans, on a un rêve, on veut devenir chanteur et on m'a fait changer de nom, j'ai gardé mon vrai prénom. Mon premier contrat, on l'a signé. Donc on voulait chanter, on ne savait pas ce qu'était ce monde, on en rêvait et donc voilà comment a commencé ma vie.

Et cette France que vous avez rêvé, ça fait maintenant 41 ans de carrière, qu'est ce que ça vous fait ?

Ce chiffre, quand vous me le dites ça fait peur (rires). Non je rigole, c'est formidable. C'est un privilège, c'est quelque chose de magnifique oui. La France m'a pris, m'a adopté, m'a pris dans ses bras. Ça me fait penser à mon arrière grand-mère. On m'a raconté, moi je ne l'ai pas vraiment connu, on me disait qu'elle parlait avec des mots français déjà. La France m'a pris dans ses bras, m'a adopté.

Tous les succès, je les dois à la France. Toute ma carrière, parce que les années 70 étaient très riches en succès, les années 80 n'en parlons pas avec mon "Je t'aime à l'Italienne" et tous les incontournables. Les années 90 aussi avec "Est ce que tu es seule ce soir", "L'amour fou" et d'autres. Les années 2000 magnifiques avec "Et si on parlait d'amour", "Chanteur d'amour", je suis devenu ce chanteur d'amour.

Justement, cet amour, il est nécessaire pour vous ?

Pour moi c'est la chose la plus importante dans la vie. On construit, on se bat, tout est amour, s'il n'y a pas d'amour c'est la fin de tout. L'amour pour moi est une notion très particulière. L'amour c'est ce qui nous tient debout, s'il y avait plus d'amour, il n'y aurait pas tout ce qui se passe dans le monde.

C'est ce que j'ai envie de chanter. Par rapport à mes origines et par rapport à mon style et tout ça, on dit "lui il ne chante que l'amour" mais si on regarde autour de nous et on va plus loin avec d'autres chanteurs, ils défendent aussi les chansons d'amour. Peut être qu'avoir la tête que j'ai, la voix que j'ai, et les tubes que j'interprète, je suis devenu un chanteur d'amour. L'importance de l'amour c'est capital dans ce monde où nous vivons et aujourd'hui plus que jamais.

Est-ce que vous étiez déjà venu à Barbezieux ?

Sûrement il y a quelques années. Barbezieux je suis déjà venu mais il y a longtemps.

Pourquoi décidé de venir faire un concert à Barbezieux pour cette Foire-Exposition ?

Pour vous dire la vérité, je ne choisis rien du tout moi. Si on pouvait me dire "dans toutes les villes de France, Frédo on te veut, on te veut" ben je courrai (rires). Ce sont les producteurs qui téléphonent au manager et qui veulent me programmer parce que peut être le public me demande.

Je ne fais que suivre ce qu'on me demande de faire. Je ne pourrai pas venir si je ne suis pas invité à Barbezieux, je ne peux pas venir sur la scène et dire "voilà c'est moi je viens chanter, j'ai envie de chanter, c'est ma passion" (rires). Il y a des producteurs locaux qui appellent le manager et qui leur disent "ça m'intéresse votre artiste, qu'il soit à Barbezieux et qu'il chante pour le public parce qu'il est demandé". Alors là le petit Frédo, il dit "génial, on va à Barbezieux" c'est formidable.

Qu'est ce que vous attendez de ce concert?

Comme tous les concerts, j'ai eu l'Olympia en février 2014, je vais leur chanter les chansons incontournables avec des nouvelles chansons, avec des projections, avec des duos, un duo avec Roberto Alagna et un duo avec ma fille Victoria. Ils ne peuvent pas être physiquement là mais on a un petit secret. Ils chantent sur des projections. L'orchestre est pile synchro avec la voix et la musique, moi je chante en direct, je donne la réplique en direct. Il y aura aussi une attraction avec le public où j'ai l'occasion de leur parler, ils choisissent des chansons, et je la chante sur scène.

Il y a une personne dans le public qui choisit une chanson au hasard et me voilà en train de discuter avec ces personnes. C'est un grand moment parce qu'elles ne s'attendent pas à ce que je parle avec elles (rire). C'est la première fois de leur vie qu'elles vont parler avec moi et elles choisissent une chanson et là je leur interprète. Le spectacle c'est une fête et comme toutes les fêtes je veux qu'elle soit réussie. On va à Barbezieux mais c'est comme si moi j'avais invité tous les gens de Barbezieux et je vais faire en sorte que quand ils repartent ils disent "wahou on a passé une soirée magnifique". Je vais chanter pendant 2 heures, les incontournables, qui sont pour moi "Mon coeur te dis je t'aime", "Je t'aime à l'Italienne", "Chicago", "Laisse moi vivre ma vie" et bien d'autres.

Comment vous les voyiez ces Barbeziliens ? Comment vous espérez qu'ils soient ?

Comme à tous les spectacles, je pense que quand je vais arriver ils vont commencer à crier, et ça va être chaud (rires). Je pose la question, mais à mon avis c'est des femmes qui crient (rires).

C'est donc vrai qu'il y a plus de femmes dans votre public ?

Oui on dit toujours que je suis un chanteur à femme. Bien sûr, il y a toujours plus de femmes, on dit qu'il y a 90% de femmes. Mais je peux vous dire qu'il y a beaucoup d'hommes dans la salle et ce sont des familles, ils viennent en famille. Il y a peut être 2 ou 3 générations. Ces chansons, vraiment ils les connaissent par cœur, et ça va de générations en générations. C'est pour ça en fait qu'on est toujours là et que ces chansons, font partie du patrimoine français.

Si vous deviez passer un message aux Barbeziliens ?

Je leur dirais que je les attends avec impatience et que je me réjouis d'être sur scène et de passer un moment extraordinaire avec eux. Parce que c'est un rendez-vous d'amour, on ne se voit pas souvent, le temps passe très vite hélas, et ça va être l'occasion de se rencontrer, de chanter les chansons. J'aime bien parce que j'arrive à les voir, Quand les regards se croisent comme ça fait des petits sourires, des petits gestes, c'est assez touchant. Pour vendredi j'attends le public et je les embrasse très fort.

Est-ce que vous avez des nouveautés actuellement ?

Actuellement, quand je vais vous quitter, je vais partir en studio, j'enregistre un nouveau disque, un nouvel album qui devrait sortir, peut être en février. Je suis en plein dedans. Mais tout l'album est bien dessiné, tout le monde travaille. Je fais un disque tous les deux ans, tous les deux ans et demi et donc voilà pour février-mars prochain, 2016. C'est un grand moment quand on sort un disque. Parce qu'il faut écrire les chansons, il faut les réaliser, C'est toujours un grand moment.