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Avant de chanter à Barbezieux ce soir, Chimène Badi se confie à CL
 
Chimène Badi sera à Barbezieux ce dimanche avec "Gospel & Soul". l Elle chantera deux titres de son nouvel album sorti hier samedi. Un sixième opus, sans doute le plus personnel de sa jeune carrière.
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Chimène Badi, qui donne peu de concerts en ce moment, sera sur la scène de Barbezieux demain soir. Repro CL

Ce dimanche en fin d’après-midi, Chimène Badi clôturera la foire-exposition de Barbezieux. La jeune femme de 32 ans apportera un air de jeunesse dans la programmation de ce comice agricole et promet que "ça va envoyer". Sur scène, elle sera accompagnée de ses cinq musiciens et d’une chorale de gospel pour reprendre la plupart des titres de gospel et soul. Mieux, elle interprétera deux chansons de son nouvel album "Au-delà des maux", tout juste sorti dans les bacs ce vendredi. 
 
Depuis son apparition à Pop Stars, la chanteuse a su se tailler une route à la force du poignet. Elle s’est émancipée des conseils trop avisés. Elle a su surmonter la fêlure d’une voix qu’elle a bien failli perdre en 2013, la condamnant au silence pendant plusieurs mois au point d’annuler ses tournées. Pourtant sa voix, portée par sa propre volonté, a été son sésame pour débuter sa carrière. Aujourd’hui, elle l’intègre dans un univers musical beaucoup plus riche qu’à ses débuts, métissé de soul, gospel et même quelques notes jazzy.

Vous sortez un sixième album, vous avez changé votre look et votre coiffure. Est-ce une nouvelle Chimène Badi que l’on va découvrir dimanche?

Pourquoi une nouvelle Chimène Badi? Vous savez je suis toujours la même au fond de moi. Et je suis comme toutes les femmes, je peux aussi avoir envie de modifier des petites choses et puis, nous avons tous nos propres évolutions.

Vous sortez votre sixième album, plus personnel, plus intime. Comment est né cet album. Qu’avez-vous souhaité dire dans ce nouveau CD?

"Gospel & Soul", mon album précédent était très ludique. On y a pris beaucoup de plaisir et il a très bien marché. Après une telle expérience, on se demande ce que l’on va pouvoir apporter de plus, que va-t-on pouvoir faire de mieux ? Je me suis posée cette question. Ma réponse, c’est simplement de dire la vérité, de dire ce que j’ai sur le coeur. Je me suis beaucoup livrée dans cet album. Mais j’ai voulu faire de la musique parce que c’est mon exutoire et dans cet album, j’aborde des histoires et des émotions plus personnelles.

Et des histoire personnelles, notamment avec votre maman.

Il y a une chanson qui s’appelle "L’usine". C’est un souvenir avec ma mère qui travaillait dur à l’usine. Elle y a mis toute son énergie, toute sa santé pour devenir ce que l’on appelait à l’époque "permanente", c’est-à-dire être en CDI. Elle a travaillé jusqu’à s’en rendre malade et perdre son boulot. Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la culpabilité de ma mère. C’est ce que je raconte. Mais attention, ce n’est pas une chanson sur ma mère mais sur ce souvenir qui m’a marquée.

Vous vous êtes souvent engagée personnellement, pour la fondation de Laurette Fugain, pour venir en aide aux victimes du tsunami, contre le harcèlement scolaire et même pour le trafic de faux médicaments. Beaucoup de combats vous concerne?

Quand Interpol m’a contactée pour cette histoire de faux médicaments, j’ignorais tout de cela. J’ai appris beaucoup et j’ai utilisé ma personne. Si cela a pu aider, tant mieux et si je peux le faire à travers mon métier, pourquoi pas.

Vous considérez-vous comme une femme engagée dans la vie?

Je ne sais pas si je suis une personne engagée. Je ne me considère pas comme une porte-parole mais en même temps, je n’ai pas le cerveau vide. Dans la vie, je suis une battante et j’aime bien dire ce que j’ai sur le coeur. Mais je ne veux pas être cataloguée, être mise dans des cases. J’ai souvent été mise dans des cases au début de ma carrière. Aujourd’hui, j’ai envie d’être un électron libre et dire les choses parce que je les ai vécues avec pudeur mais sincérité.

Vous n’êtes pas une nouvelle Chimène Badi mais votre univers musical a évolué, s’est enrichi...

Au départ, on ne connaît pas tout, on manque de confiance et on est "drivé". Et puis vous savez, je n’avais pas vraiment vécu lorsque j’ai débuté: on arrive au fur et à mesure à une certaine maturité. Ensuite, j’ai voulu m’impliquer de plus en plus à partir de l’album "Laisse les dire" et pas seulement vocalement. J’avais des idées d’arrangements. Je savais un peu plus où j’avais envie d’aller. J’ai toujours aimé la musique noire américaine et la belle variété française: j’ai eu envie de faire un mix de tout cela.

Au cours de votre concert de dimanche, vous allez interpréter de nouvelles chansons?

Le spectacle sera celui de "Gospel & Soul" mais j’ai prévu de rajouter "Elle vit" et "Pour tous les hommes", une chanson qui se prête bien à cet univers.

Vous chanterez en plein air dans une foire-expo. Ce n’est pas la même ambiance que dans un Zénith...

Une scène pour moi est toujours extraordinaire, que ce soit l’Olympia ou la foire-expo de Barbezieux. Il n’y a pas de différence. Je l’aborde avec le même engouement et le même plaisir, sincèrement. Après, c’est vrai que le spectacle sera sans doute différent, je ne serai pas la même: il y aura peut-être quelque chose de plus simple, de plus direct avec le public. Et puis, je serai entourée des cinq musiciens plus la chorale de gospel. Ça va envoyer un petit peu!

Vous êtes une jeune artiste. Vous avez rencontré de gros succès et des périodes de silence. Redoute-t-on de perdre son public?

J’ai la chance d’avoir un public qui me suit depuis longtemps et mes périodes de silence, je les ai choisies. Mon ultime récompense sera que mon public se retrouve dans mon univers. Mais quand on a tout donné dans un album, ça n’a pas de prix. Maintenant, on va le défendre.

Chimène Badi, dimanche soir à la foire-expo de Barbezieux, à partir de 18 heures Entrée: 6 €.