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Anggun, une globe-trotteuse à la foire expo
 
ANGGUN BIO 01

Anggun se produira dimanche 4 septembre au comice.

Anggun, chanteuse franco-indonésienne aux textes mélancoliques, se produit au comice.


« Sud Ouest » Vous êtes actuellement en tournée dans toute la France mais aussi à l'étranger. Comment se passe-t-elle ?

Anggun C'était très bien, faire une tournée d'été c'est toujours très agréable. Pour une part, on joue en extérieur, et l'attitude des gens est très différente. Ce sont des vacanciers. J'en garde de bons souvenirs. D'ailleurs, cela fonctionne bien et mon producteur a décidé de la prolonger jusqu'en juillet prochain.

Vous avez commencé tôt votre carrière, à neuf ans, et depuis vous avez nettement évolué. Quel a été votre fil rouge ?

Maintenant que j'ai 42 ans, je ne peux pas faire la môme, j'évolue. Mais le fil rouge c'est mon amour pour la musique que je veux garder intact, en essayant de plaire au public. Les albums ce n'est pas un truc privé, c'est fait pour être partagé au maximum.

Vos chansons sont souvent empreintes de mélancolie ?

La mélancolie, j'adore ça. La vie est assez mélancolique. En France, les gens s'identifient davantage à quelque chose qui est plus triste, à des moments marquants. C'est la mélancolie qui amène ça, pas tellement la joie. Je parle aussi du bonheur, mais du bonheur fragile. C'est un sentiment à part entière qui donne la vie.

Pourtant, on pourrait penser que le public veut se « vider la tête » en allant à un concert estival...

Il y a mille manières d'interpréter. Il y a la lecture de la chanson telle que je la connais, et il y a celle, telle que le public la reçoit. Comme avec « Être une femme » qui a une mélodie entraînante alors que l'histoire es super triste, sur le fait que les femmes soient dépossédées de leur propre corps. L'erreur n'est pas dans le corps de la femme, mais dans la tête des hommes. Donc il y a une manière musicale d'écouter une chanson et une manière littérale.

Est-ce que c'est possible de faire passer un message par la chanson ?

Encore faut-il que le public reçoive le même message, mais ça n'est pas très grave. Mon père disait : « Là où les mots s'arrêtent, la mélodie continue. » On peut être touché de mille manières. Certains trouvent que « La neige au Sahara » est une chanson triste alors que c'est une chanson d'amour. Mais ça, c'est en dehors de la musique. Je suis une citoyenne concernée, devenue essayiste depuis peu en Indonésie.

Comment vous choisissez vos lieux de passage ?

Le producteur gère ça mais la musique doit être démocratique. On ne joue pas seulement dans les grandes villes. Aller voir un concert d'une artiste c'est une preuve d'amour énorme, donc on essaye d'écourter le trajet du public en n'allant pas uniquement dans les grandes villes.

Reccueilli par Cyrille Crespy